Et oui, ce pourrait être sa devise de juillet ça, mais oui carrément ; mais moi, je me découvre un talent de dingue quoi !

Parce que oui, en juillet, il se fait son post tous les jours (normal, c’est le deal) ; l’exposition visible tout le mois de juillet (normal, c’est une vitrine différente pour chaque mois, donc pas le choix) et en ce septième mois de l’année, il se barre faire des collages à Montpellier !

Ce qui est sympa dans le monde du street art et surtout via insta, c’est que tu lies des contacts avec beaucoup, beaucoup de personnes ; des personnes qui vont kiffer ton style et réciproquement (ou pas). Des personnes qui vont t’emmener dans leur univers et enrichir ton regard sur plein de thèmes différents ; y’a des street artistiques qui ne dessinent que des poules, d’autres qui écrivent des phrases à la craie , d’autres qui s’insurgent dans un langage codé – et quand tu as décodé ce langage, c’est hyper tripant – et d’autres qui font aussi des personnages sous différentes formes, en pixel, en triangle, en ballon. 

Donc son réseau s’amplifiant, il a papoté avec des artistes du sud et bingo, il va se faire quelques jours de collages là-bas, tout en bas, pour le fun, pour l’échange, pour s’unir ; pour unir leurs œuvres, sur une histoire, un thème et les inscrire dans la ville.

Bon alors, point météo, juillet 2019, on est bien ; on est hyper trop bien ; on dégouline ; on est des petits caméléons mais on est bien ; quoique tout en bas, ils sont mieux que bien, car il y a la mer et le vent ; mais bon ça notre héros, il kiffe la chaleur alors, il est happy ; mais, il aurait quand-même dû analyser la chose car un nouveau drame se tramait. 

Bref, arrivée en gare de Montpellier ! 

Alors comment font deux followers qui se rencontrent pour la première fois pour se reconnaître ? Simple : ils se disent bonjour !

Tu penses bien qu’entres artistes, ils se flairent et se reconnaissent ! C’est toujours épatant mais c’est comme ça ; il y a un instinct, une odeur de feutre aussi, sûrement même. Le feutre contient des substances addictives c’est un peu comme la colle Cléopâtre ; tu t’en souviens de l’odeur d’amande de la colle Cléopâtre, c’était terrible avec le petit pinceau en plastok pour l’étaler. 

En fait, quand j’y pense, à l’origine, on a tous été artistes à l’école, des School Artistes ; les petits collages que l’on faisait sur nos cahiers en imaginant des scènes, des histoires. Et d’ailleurs en parlant de colle, la nouvelle génération dont fait partie Monsieur G, un descendant direct de Botero, est maintenant en pleine période slime et ce Monsieur G a même glissé une super recette avec le botero Slimer du 26 avril. Hyper efficace la recette !

Donc retour à la gare, les petites bises de rigueur, les « tu vas bien » dont on attend toujours une réponse positive parce que si ton interlocuteur te réponds non, et bien où tu te dis, mince, qu’est ce que je vais trouver à lui dire pour le réconforter ou alors, zut, je vais être en retard à mon rdv. 

Mais ce jour là les deux lurons sont trop contents de se rencontrer en vrai. Alors une fois à la maison de leur super hôte, que nous prénommerons Françoise, les rigolades s’enchaînent, d’autres artistes se joignent à eux ; on se montre les œuvres de chacun ; on les étale sur la table et on commence à réfléchir à la stratégie. Car avec botero, tout collage doit avoir un sens et surtout un lieu. 

Alors étude du plan de la ville pour un repérage ! Et forcément, la place de la Comédie, c’est de là que tout doit partir ! 

Ah zut, j’ai oublié le paragraphe fondamental à tout début d’une nouvelle aventure de notre héros !

L’ancienne citadelle de Montpellier est une place forte construite au XVIIe siècle par Louis XIII. Elle est située au pied du centre historique de Montpellier. Devenue la caserne Joffre à la fin du XIXe siècle, puis en 1947, le plus grand lycée et collège du département de l’Hérault. 

Et là, tu te dis cher lecteur ; zut, on parle du papa de Louis XIV mais rien sur lui, dommage. Mais tu penses bien que Louis a laissé son empreinte partout, et forcément à Montpellier !

La place de la Comédie et l’Arc de Triomphe-esplanade du Peyrou datent du XVIIe siècle (architecte Augustin-Charles d’Aviler). C’est aussi le cas de la place Jean-Jaurès, construite sur le site de l’ancienne église Notre-Dame-des-Tables, détruite au cours des guerres de religion, et de la promenade Royale du Peyrou construite sur ordre de Louis XIV et en son honneur, à l’extérieur des fortifications. Et oui, en son Honneur ; c’est plus qu’un héros ce Louis XIV, c’est un roc, c’est un pic, c’est un cap, que dis-je c’est un cap, c’est une péninsule ! 

Donc après la planification de leur épopée nocturne et un plongeon dans la piscine, notre héros se décida à préparer sa petite colle devant les yeux émerveillés de ces nouveaux vrais potes qui n’étaient plus virtuels. Il touilla donc son eau et sa farine en ajoutant en toute fin, à l’abri des regards et dans le plus grand silence cérémonieux, un ingrédient magique dont je ne vous dévoilerai rien. Un secret, c’est un secret. Même si cet ingrédient se trouve dans une forêt qui accueille des arbres qui, par leurs feuillages laissent passer les rayons solaires du crépuscule et permettent ainsi à l’ingrédient mystère de croître le long d’une pierre empreinte d’un sortilège d’où l’on a extrait l’anneau (l’Anneau de la communauté). En fin de cuisson, la colle est alors mise à l’abri dans un petit réceptacle et toute la troupe est prête pour l’aventure. 

Tous en voiture avec dans l’auto-radio la cassette de Johnny qui contient son célèbre titre Montpellier ; et les paroles qui vont s’y bien à notre héros : le mot tranquillité m’est étranger, je vais jusqu’au bout de la nuit, ben moi j’me fais marrer… 

Une chanson sortie en 1982, l’année où notre héros du haut de ses 8 ans est allé au ciné voir E.T. Et c’est peut-être pour ça qu’il a toujours son téléphone dans sa main, si jamais il revenait… Mais oui, si jamais il veut revenir E.T., il a juste à appeler et on se fixe une plaine assez sympa pour qu’il puisse atterrir tranquillement avec son vélo. Quand tu vois un film tout petit au ciné, tu crois toute ta vie que c’est réel alors, on ne dit rien au héros, et oui, il va revenir, un jour ou l’autre, c’est obligatoire. Si tu veux voir la version botero – post du 24 mai.

Les vacances entre potes, c’est souvent sympa mais quand tu les retrouves pour faire des bêtises aux yeux de tous et guetter les réactions des passants, c’est encore mieux. Et c’est ce qu’ils vont faire.

Je vous avais dit qu’il y aurait un petit drame non ? Oh si petit, ça paraît anodin mais je vous le dis quand même et cela pourra toujours vous être utile ! Alors la chaleur et la colle maison (même avec l’ingrédient magique), ça durcit ! Voilà c’était le petit drame, une colle durcit. 

Je vous laisse imaginer comment ils ont fait pour rattraper le coup, et NON ils n’ont pas fait comme pour se soigner d’une piqûre de méduse ! Enfin, vous êtes sales là. 

Non ils ont fait appel à Mamie Nova – botero du 25 mai.

Mais ne t’inquiète pas cher lecteur, ils l’ont fait cette invasion d’aliens ! Check

Bon les aurevoirs après cette petite escapade ont été déchirants ; des cris venants de loin, des pleurs, dans la voiture, et je vous laisse imaginer sur le quai de la gare. C’était d’une tristesse… mais notre héros était en route pour la capitale où il allait là-encore faire du collage !

Et dans la capitale, ça rigole pas. Chaque street artiste a son arrondissement, son secteur, sa rue, limite son coté de rue. Du coup, mieux vaut être bien accompagné pour faire son collage et il l’était notre héros grâce encore une fois à une de ses followeuses ! Tu vois là que dans le réseau social, c’est de l’humain derrière. 

Donc si tu vas dans le 20ème, tu pourras y croiser des boteros ! Ils y sont encore ! Pas de brigade anti-tag dans la capitale !

Fin des vacances, retour dans l’ouest ! Et le 16 juillet, on fête le 250ème post !